De l’argent, encore !

Jeudi 22 avril (plus tard)

Ahah, la recherche d’une guesthouse, quand on a un choix aussi vaste que celui proposé à New Delhi, on se sent un peu perdu. Bon, nous devons prendre le train demain, ce sera donc une guesthouse près de la gare. La dernière fois, mon point d’atterrissage avait été la Namaskar, une guesthouse située dans une ruelle sordide, confort du même niveau, mais qui avait l’avantage de présenter nombre de moyens pour se rendre au Rajasthan (bus, tax, tout ce qu’on voulait). Cette fois-ci, nous choisissons sur le guide du routard (2007) la Amax Inn.
Un tout petit peu plus excentrée, mais niveau confort et qualité/prix, c’est la meilleure ! Après avoir visité plusieurs chambres, nous prenons une toute petite sans clim (un conseil que je vous offre, ne jamais prendre la clim en Inde même s’il fait très chaud, c’est le meilleur moyen pour tomber malade), mais avec une salle de bain on ne peut plus correcte. De plus, serviettes et savons sont fournis par l’hôtel.

Enfin ! Nous posons enfin nos gros bagages ! Enfin, notre dos respire ! Enfin, on peut transbahuter des trucs d’un sac à l’autre pour les rendre plus légers ! Enfin, nous allons pouvoir sortir de l’hôtel en profitant d’une promenade poids plume !

Ce qui ne veut pas dire que notre premier jour prend un côté reposant. Il nous reste encore à changer de l’argent.

La plupart des banques se situe sur la Connaught Place. Une immense place circulaire au beau milieu de New Delhi, assez célèbre. Enfin… Personnellement, je la trouve célèbre pour ses travaux monstres et sa circulation épouvantable. On manque de peu de se faire renverser à chaque fois, et ici, pas de feux rouges pour traverser sans crainte.



La nuit commence à tomber sans voir l’ombre d’une banque voulant échanger de la monnaie. Bon, à la place, on aura fait un bout de trajet avec un Indien qui nous pose des tas de questions (les premières sont toujours les mêmes : Where are you from ? Are you married ?). Cela deviendra une habitude. Les Indiens aiment beaucoup engager la conversation comme ça, dans la rue. Ceci dit, on voit très peu d’Indiennes s’y promener.

Bon gré, mal gré, on finira par échanger un peu d’argent dans une toute petite boutique. Nécessité fait loi. Elle fait même double loi, puisque nous essayons de trouver un resto tout en se rapprochant de notre guesthouse. Nous ferons le trajet du retour en rickshaw (hey oui, on s’est perdus !). Il ne reste plus qu’à se mettre d’accord pour savoir où manger et là… nous n’y arriverons pas ! Absolument pas ! Sam voudrait essayer les petites gargottes donnant sur rue qui me font plus peur qu’autre chose…. ! Et finalement, nous rentrerons avec une bouteille de coca chacun à la main, et une bouteille d’eau fraîche ! La chaleur aidant nous n’avons pas tant faim et la fatigue aidant surtout, j’ai hâte de me poser sur une chaise, n’importe laquelle !

Il faut dire que notre marche n’a pas été facilitée ! Quand ils font des travaux, les Indiens n’y vont pas de main morte : les rues sont complètement détruites, d’énormes gravats se trouvent sur le chemin, de quoi se casser la figure si on n’y fait pas attention !



Après une telle journée, la douche froide du soir apparaît comme une fontaine de jouvence, effaçant la fatigue, permettant de respirer une nouvelle fois et de se dire que « Ca y est, on y est ! ». Le ventilo au dessus du lit prodigue un petit air, peut-être pas si frais que ça, mais il y a eu pire dans la journée.

Le sommeil ne sera pas aussi facile que je pensais à venir : lumière très présente du couloir, bruits de l’hôtel et de la rue (les Indiens se couchent tard à New Delhi) avec facteur chaleur omniprésent malgré tout, cela forme un combo pour le moins déroutant quand on vient à peine de quitter son confort quotidien. Allez, malgré tout, il arrivera ce sommeil tant recherché. Mais s’il aura fallu attendre 2H de plus, on n’en est plus à ça près !