Un départ mouvementé

Mercredi 21 Avril

Voilà un voyage qui commence bien : d’une durée de quinze jours, il est passé à dix ! Etait-ce par un excès de flemme ? Un besoin de se reposer ? Eh bien non ! Catastrophe naturelle, rien que ça !
Un volcan islandais s’est trouvé le besoin de cracher ses flammes la veille de notre départ. Ce dernier sera-t-il annulé ? Nous voyons les aéroports européens fermer les uns après les autres, les vols reportés, puis de nouveau annulés. Sam ne cesse de téléphoner, quémandant nouvelles et reports du vol…

On se ronge les ongles à attendre une réouverture d’aéroport. On déglutit en voyant les files d’attente chez Air France, et on se félicite de partir avec Oman Air ! Plus petite compagnie, moins de vols et par conséquent… moins de personnes à contenter !

Vol confirmé pour mercredi, encore faut-il être sur la fameuse liste d’attente prioritaire… On ne le saura que vers 16H, mais le beau casse-cou qu’est mon compagnon avait décidé de toute façon, de passer en force ! Qu’est-ce que le passage en force ? De se pointer à l’aéroport avec ses bagages et attendre un désistement de dernière minute. Nous n’en aurons pas besoin, même s’il se fera pour deux personnes, car nos noms sont sur la Liste d’or ! C’est un peu comme si on avait gagné au Loto, les sous en moins. Il faut dire qu’on évite d’avoir dépensé de l’argent pour rien, les billets sont rentabilisés.

Il reste une dernière chose à régler : la manie de mon chéri à tomber sur les bugs informatiques, les fouilles douanières ou ce genre de choses. Rien qu’à l’enregistrement, il aura fallu trois quarts d’heure à notre charmante hôtesse pour enregistrer Monsieur. Qui a dit qu’on n’aimait pas prolonger le suspense jusqu’au bout ?

Un dernier petit McDo, une dernière petite sonnerie au scanner pour Vous-savez-qui et ça y est, nous voilà dans l’avion ! Il n’y a pas à dire, je suis satisfaite par les services prodigués par Oman Air : les sièges sont plus spacieux et confortables, on mange régulièrement, on a une télé individuelle et nombre de films à gogo, de quoi s’occuper en attendant d’atterrir à Muscat vers 6H, heure locale. Ne me demandez pas l’heure française, ça serait déprimant rien que d’y penser. Nous y attendrons notre correspondance avec une certaine… impatience !