Le Red Fort

Vendredi 23 Avril (plus tard)

Rafraîchis par notre pause repas, nous prenons la route pour le Red Fort de Delhi.

On ne peut guère la louper, énorme bâtisse rouge à plusieurs entrées. On arpente les murs, cherchant l’officielle. Voici une petite balade digestive au calme, tandis que l’on peut observer quelques rapaces aux abords des fossés.


Une fois trouvée, on se rend aux guichets pour acheter notre droit d’entrée. Bâtiment marqué UNESCO, sachez que l’Inde en profite pour « taxer » les étrangers afin de permettre l’entretien de la grosse masure. Admirez le contraste, 10 roupies pour les Indiens, 250 pour les étrangers. Allez, ça se comprend, c’est plutôt la mode de vouloir alléger au maximum les touristes pour leur permettre un retour plus aisé !

On parle de « Red Fort » mais une fois les fortifications passées, on a plus l’impression de se trouver dans un immense parc avec seulement ici ou là quelques bâtiments en marbre blanc. Pourtant, le charme est présent et la magie opère : on sent les vestiges d’une ancienne civilisation en s’y promenant. Les bassins à sec aujourd’hui devaient être magnifiques dans le temps et on peut prendre le temps de s’extasier devant les écureuils peu farouches.

Le soleil nous bombarde de ses rayons et nous cherchons refuge dans une gargote près de l’entrée, achetant sodas frais et bouteille d’eau fraîche ! C’est le moment de prendre un peu de repos et profiter du repos offert.

Enfin, il fallait en profiter puis que dès que nous en sortons, Sam se replonge immédiatement dans les bazars, à la recherche du quartier aux épices. Nous nous perdons dans les méandres du Clothes Market, les pieds en feu. Les ruelles et chemins étroits sont notre seul passage entre de hauts bâtiments. Le soleil y pénétrant assez peu, c’est l’occasion de respirer un peu…


Et finalement, notre but est là, offert à nos yeux. Les pyramides d’épices colorées s’amoncellent partout, trouvant leur place au milieu de cette foule. Les multiples odeurs s’emparent de nos narines. On se balade, on profite, jusqu’à ce que l’heure nous chasse de l’endroit. Hey oui, n’oublions pas notre train !

Le voyage du retour se fera en vélo-rickshaw. Je n’étais pas très partante pour me faire tirer par un homme peinant sur son vélo et le poids de deux personnes, mais je me suis laissée convaincre par Sam me disant qu’il fallait rentrer, que seuls les vélos-rickshaws passaient dans le Chowk, et que surtout, cela permettait à un homme de nourrir sa famille ce soir…

Derniers moments pour profiter des marchés. Cette fois-ci, les flammes de l’enfer laissent nos pieds en paix et aucune crainte de se faire bousculer. Notre chauffeur est sympa, même si l’anglais, ça n’est pas trop son truc.

On se retrouve à l’hôtel où, vite, on prend les bagages et notre conducteur nous emmène jusqu’à la gare. On se pose dans une gargote pour acheter de l’eau de nouveau et boire un peu. On achète deux naams pour le voyage, vaut mieux prévoir.

On monte dans le wagon et trouvons nos places. Les gens s’installent peu à peu, cherchant une place parfois, parlant les uns aux autres. Pas de vitres, que des barreaux. Pas d’issues de secours non plus. Il y a un petit goût d’années 50 dans ce moyen de locomotion.


En face, nos voisines prennent place. Deux Indiennes, la mère et la fille. La plus jeune pleure à chaudes larmes, devant quitter son amoureux.

Treize heures de train nous attendent avant d’atteindre Varanasi. Profitons de la clim’ locale : l’allure du train, pour dormir un peu.