Sur les traces de l’éruption…


Jeudi 22 Juillet

Les gouttes tombent sur notre tente, doux bruit pour se réveiller.
Nous défaisons le camp et nous partons pour l’Hekla, espérant que le temps s’améliorera au fur et à mesure.
Malheureusement, ce ne sera pas le cas, et le sommet de l’Hekla disparaît sous les nuages gris, bombés de pluie. Adieu petite grimpette, reprenons notre périple…

On en profite pour refaire le plein à Hvolsvöllur et échanger quelques traveler’s cheques avant de continuer plus au sud. Ce que je veux voir aujourd’hui, ce sont certaines cascades célères, tandis que Sam est entièrement tourné par ce volcan qui nous a coûté quelques jours en Inde. D’ailleurs, j’ai profité de tout le séjour pour apprendre à prononcer son nom ! Encore mieux qu’au journal TV.

Bon, l’Eyjafjallajökull se trouve avant nos cascades, théoriquement. Mais on se trompe de route et on découvrira une petite cascade inconnue à la carte. Quelques moutons se protègent de la pluie en son creux…


Bon, rattrapons la route 1. On s’arrête pour admirer la Seljalandsfoss. Immense, grondante, cette cascade présente une particularité : on peut passer derrière. Et quelle chance, le temps commence à s’éclaircir ! Même s’ils restent accrochés aux montagnes, nous empêchant de voir notre petit volcan !

En continuant, nous apercevons une énorme trouée grise dans le paysage, au niveau de Seljavellir, un ancien camping au sud de l’Eyjafjallajökull. Nous marchons sur ce paysage encendré, allant jusqu’à une piscine d’eau chaude naturelle, à l’air abandonnée. Les vestiaires ont les vitres cassées, l’eau est pleine de cendres boueuses. La poussière noire a envahi tout le paysage et nous traversons le lieu en nous demandant de quoi cela avait l’air avant (on aura la réponse au retour, à l’aéroport…). Comment s’est passée l’éruption ? Comment ça a dû faire ici de la vivre en direct tandis que nous apercevons des petites maisonnettes intactes… ?


Enfin, nous atteignons Skogar, qui accueille en son sein la Skogafoss. Il s’agit d’une magnifique chute d’eau que l’on peut observer du bas (attention, on se mouille) ou du haut en grimpant une pente un peu raide, mais agrémentée de marches pour faciliter la monté. C’est aussi le point de départ (ou d’arrivée) de quelques trekks. D’ailleurs, un petit camping se trouve non loin de la cascade où on peut récupérer des bouteilles de gaz.

Au lieu de trekk, nous ferons une balade, espérant toujours que la vue se dégage, tout là-haut pour voir les glaciers (et le volcan vous dit-on !). Mais notre vœu ne se réalisera pas et nous pousserons en voiture jusqu’à Solheimajökull, une langue de glace devant se jeter dans un lac.

Et là, surprise ! Mais où se trouve donc le lac ? Qu’est-ce que c’est que ces tas de pierres en forme de pyramides ? Et puis, pourquoi le glacier est noir ? Vous avez sans doute la réponse sur le bout de la langue. Le lieu a été recouvert de cendres lors de l’éruption et il est toujours en cours de nettoyage si l’on peut dire… Autant dire qu’il y a quelque chose d’émouvant à être témoin des exploits de la Nature. Un brin intimidant même.


Enfin, nous finirons notre journée par le Kap Thirholaey. La pointe la plus au sud de l’Islande. Nombre de falaises se jettent dans l’océan Atlantique dont une arche plutôt célèbre. La balade est tranquille, sympathique.

Nous planterons notre tente au pied du glacier, non loin de là, dans un camping du nom de Thakgil, peu après la ville de Vik.