Phoques, sternes et baleines…


Samedi 31 Juillet

Dès le matin, nous continuons à longer les côtes, toujours dans la même optique : nous espérons voir des phoques, mais hélas, pour le moment, sans succès !

On s’arrêtera, voyant plusieurs voitures au stop, en se demandant pourquoi tant de monde ? Aucun animal à l’horizon, non ! Il s’agit juste d’un rocher ayant la forme d’un dinosaure, nommé Hvitserkur. Il est assez célèbre en Islande, et apparemment, c’est une attraction touristique à part entière. Je dois être assez blasée pour ne pas me rendre compte de son intérêt…

Bon, au final, on part assez vite vers Illugastadir. Il s’agit d’un lieu où sternes arctiques et phoques foisonnent. Et pour une fois, on peut dire que c’est vrai. Après quelques dix minutes de marche, on s’approche de la mer, quelques personnes sont déjà assises là, observant à l’horizon les fameux boudins… Bien décidés à capturer la bête !
Autant vous dire qu’un bon zoom est nécessaire, car il est pratiquement impossible d’approcher ces bêtes à moins de 50 mètres et pour le coup, nous avons quelques centaines litres d’eau qui nous séparent. On verra un ou deux de ces mammifères s’approcher, jouant dans les flots… et ça, ça vaut bien l’attente à les observer !!


Au retour, notre aventurier décide de s’approcher des nids des sternes arctiques… Mal lui a pris, ni une ni deux, ces oiseaux l’attaquent ! Mais, il y a une astuce si vous voulez marcher parmi ces centaines d’êtres volants qui vous donnent une petite idée de ce que c’est de vivre « Les Oiseaux » d’Hitchcock : il vous suffit de prendre un bâton et de le brandir au-dessus de vous. Elles n’attaquent que le point le plus élevé de votre être. De quoi vous laisser un petit mètre de marge !


Nous poursuivons notre recherche de phoques, espérant toujours les voir au plus près. Le deuxième arrêt se fera à Svalbard. Personne ne s’y trouve et quelle joie de découvrir nos mammifères du jour ! On les observera un long moment, jusqu’à ce que d’autres touristes alertés par notre voiture se joignent à nous. L’endroit désert il y a peu devient vite bondé !

Nous quitterons la péninsule et reprenons la route 1 pour remonter ensuite le long de la 61 vers la grande péninsule de Vestfirdir.
Aucune raison de se presser, nous regardons le long de la route sous le soleil et à notre grande surprise : il y en a ! Et plein !
L’endroit est assez éloigné, mais en marchant un petit peu, on pourra sans doute s’en approcher à pieds. On se demande si on a le droit d’être ici ou non. Et finalement, les côtes islandaises ne sont pas si faciles d’accès si les sentiers balisés ne sont pas là !


Mais notre marche sera récompensée, on pourra s’approcher à pieds sans forcément avoir un bras de mer entre nous, même si les phoques nous regardent avec appréhension et qu’ils disparaissent dans l’eau dès que nous sommes un peu trop près. On les voit alors nous observer depuis la mer, vérifiant si nous sommes partis ou non.


Une autre découverte : des os de baleine sur le rivage, tellement vieux qu’ils sont recouverts de mousse. On apprendra plus tard qu’ils sont à présent très rares, car dès qu’une baleine s’échoue ou autre, son squelette est complètement détruit lui-aussi, et les Islandais recherchent intensément ces morceaux. Il faudrait qu’ils regardent de plus près leur plage (certes il y a un peu de marche mais bon…). Dommage que nous devons les laisser sur place, ils ne passeraient pas le poids de l’avion !


Nous rentrons satisfaits de notre promenade, et nous planterons notre tente dans les nuages.