Le parc du Snaefellsjökull


Mercredi 4 Août

Ouf ! Le temps n’est pas au beau ce matin, mais au moins, la pluie ne nous trempe plus ! Cette nuit, nous n’avons pas cessé d’entendre les canards, amusant ! Nous quittons notre camp en mettant le chauffage à fond, pour faire sécher nos chaussures et nous rejoignons Budardalur où nous nettoyons la voiture (si boueuse que l’on ne voyait plus la plaque d’immatriculation !), jetons nos poubelles et faisons les courses !
Quel retour à la civilisation ! C’est comme si nous avions pris une grande bouffée d’air frais !
Nous voici prêts à poursuivre notre périple !

A présent, nous entrons dans la péninsule de Snaefellsnes.

Nous déjeunons tout d’abord à Stykkisholmur, la grande ville de la région. Evidemment, c’est un port ! Il ne faut pas manquer de grimper sur la butte pour admirer le panorama de la ville, au soleil. Tout en haut, il y a un phare miniature islandais, amusant !


On se rend ensuite au petit port de Olafsvik, réputé pour son whale watching. On se renseigne, et on apprend qu’ils ne le font plus ! Tous sont allés auprès d’une ville plus importante et ne le pratiquent plus à partir de ce port. Pourtant, dans nos guides, c’était le meilleur rapport qualité-prix : plus de temps en mer et plus de chances d’en voir ! Vraiment dommage !

Allez, nous poursuivons pour entrer dans le parc national Snaefellsjökull, abritant le volcan du même nom, celui-là même qui a servi de point de départ pour le Voyage au Centre de la Terre de Monsieur Jules Verne !
La région est également riche de petits cratères en tout genre, coulées de lave, plage et récifs qui enchantent les regards.

Nous commençons par la plage de Skardsvik, plage dorée envahie de laves refroidies par la mer. Le sable résultant de ce mélange est tricolore !

Ensuite, nous partons vers Ondverdarnes où un phare nous accueille. Une famille française est déjà sur place et regarde quelque chose aux jumelles. Il semblerait que ce soit des orques qui s’éloignent peu à peu de la côte ! On a beau faire et se mettre sur la pointe des pieds, nous ne verrons aucun aileron, mais on se baladera dans les ruines alentours. Un ancien village se trouvait là, et nous visitons, sautant par-dessus les failles explosées avant de quitter le lieu.

Par la suite, nous grimperons sur un cratère vieux de 3 à 4000 ans du nom de Saxholar. La vue donne sur de nombreux autres cratères, mais autant dire que celui sur lequel nous marchons tombe en poussière…

Les nuages se poussent peu à peu, et nous pouvons apercevoir le sommet du Snaefellsjökull tout enneigé !


Allez, on se gare tout près de Djùpalonssandur, une plage de galet, où l’Epine, bateau français, s’est échoué (enfin, ce n’est pas le seul, il existe une carte montrant tous les échouages avec les dates !). Un sentier part de la plage pour aller sur celle de Dritvik, un ancien village de pêcheurs et un des plus actifs de la région il y a quelques temps.

En voyant les quelques débris, la petite taille du lieu, difficile d’imaginer la foule de pêcheurs qui pouvaient se trouver là ! Sans compter que ce n’est pas aussi simple que ça d’y accéder ! Et pourtant, jusqu’à 600 pêcheurs embarquaient là ! Difficile d’y croire…

Au retour, sur la plage précédente, nous trouvons les pierres-étalon ! Ces dernières permettaient aux marins de savoir qui était le plus fort ! Ou tout simplement savoir si tel jeune homme était capable de le devenir ! 4 pierres font le tout. La plus petite pesant 23 Kg et la plus lourde… 154 Kg ! Hey oui, ils avaient des bras plutôt costauds ces pêcheurs islandais ! Si on arrivait à soulever la pierre de 54 Kg, on pouvait embarquer. Sam réussit le test avec succès ce qui ne sera pas mon cas ! Ceci dit, il entre dans la classe des « demi-portions », pas plus ! Bon, d’accord, moi, je suis dans la classe des minables avec 23 Kg à mon actif seulement…


Vers la fin de la journée, nous découvrons un tunnel de lave. L’entrée est fermée et payante, mais on peut néanmoins explorer les quelques 5 premiers mètres du trou béant juste à côté !


Dernier arrêt au phare de Malarrif avant de sortir du parc. Nous trouvons un endroit où camper riche en myrtilles sauvages. De quoi agrémenter le repas d’un peu de fruits !