En route, pour de vrai ?

Conduite à gauche

Samedi 16 Juillet

La nuit fut plutôt courte. Ne serait-ce que le mélange de stress, de fraîcheur, de va-et-vient, et d’inconfort, il n’est pas évident de trouver un sommeil réparateur. Nadège a pu dormir d’une traite, tandis que Christophe et moi nous sommes relayés pour jeter un œil sur les bagages entre deux demi-sommeils et trois pages de lecture….

Vers six heures, on s’offre le luxe d’un brin de toilette avant de ranger notre bazar avant de se diriger vers les arrivées de l’aéroport. Oui, nous migrons d’une banquette pour en trouver une autre, mais on assume. La dernière heure d’attente commence, et c’est Vraiment la plus longue. Les minutes s’égrènent… Sam arrivera-t-il à passer ? Le refouleront-ils à nouveau ? Peut-être qu’il n’a pas pu entrer au Botswana après tout ?

Je ronge mon frein. Je me lève en avance pour de nouveau vérifier pour la trente-six millième fois le tableau des arrivées. Et là…

Le miracle se produit, Sam est Déjà là ! Il apparaît ! Le vol a eu la bonne idée d’arriver en avance ! Le soulagement est à son comble ! La tension retombe d’un seul coup !
Les retrouvailles font du bien à tout le monde, et ce n’est pas peu dire. Les sentiments d’angoisse, d’incertitude s’évanouissent d’un seul coup, laissant la place à la sécurité retrouvée. On peut dire à présent que tout va bien.

On respire un grand coup. On peut aller changer de l’argent et des traveler cheques, tout en rassurant notre famille de l’autre côté du globe. Tout est rentré dans l’ordre, le vrai voyage commence.

Et il commence par aller chercher la voiture.

A la base, on devait avoir une Toyota Yarris, ou quelque chose d’approchant. Et finalement, nous aurons une Toyota Corrola. Ca tombe bien, le coffre est plus grand et on a vraiment besoin de place pour mettre les bagages.
Elle est blanche, neuve (222Km au compteur). Bon, pauvre voiture, on va sûrement l’abîmer… Tant pis ! On va la tester jusqu’au bout de ses capacités dirons-nous !

Avant de partir à l’aventure, il faut acheter de quoi manger, surtout qu’au final, Christophe, Nadège et moi n’avons rien dans l’estomac depuis le ptit dej offert par l’avion (Sam lui aura eu un repas du soir, et un petit dej durant son aller-retour au Botswana). Nous prenons surtout des choses essentielles : pâtes, riz, mangues et viandes séchées, tomates, patates, pain de mie, un peu de fromage (pas beaucoup de choix), histoire de faire plusieurs repas.

Ca y est ? Tout est fini ? On peut vraiment partir ?
Johannesburg devient de plus en plus petite derrière nous. On peut souffler : nous sommes vraiment sur la route, les ennuis disparaissent avec la grosse ville. Le cauchemar s’évanouit peu à peu…

Ma Toyota Corrola

Aujourd’hui, nous allons essayer de faire un maximum de route pour rattraper le temps perdu et arriver dans les temps (selon nos réservations) dans un parc national.
La plus grosse difficulté sera de s’habituer à conduire à gauche. C’est une sensation très bizarre : on ne sait pas trop où se placer sur la route, les essuie-glaces sont à la place des clignotants, et manier la boîte de vitesse de la main gauche, ce n’est pas si évident que ça au premier abord (enfin surtout rester droit sur la route tout en changeant de vitesse….). Je vous rassure tout de suite : nous n’aurons pas eu d’accident !

La Conduite à gauche

L’entrain est revenu, on aperçoit même deux girafes sur le chemin !

Pour gagner un peu de temps, nous poussons jusqu’au camping de Kuruman où nous arriverons de nuit (pas top) à 18H30. On installe nos tentes pour la première fois, et on fait même un feu pour notre repas : le grand luxe !

La douche chaude est savoureuse, elle enlève le reste de tension de la journée. La première d’ailleurs depuis l’hôtel, on en avait bien besoin ! On s’enfonce dans nos sacs de couchage pour un repos immédiat…..