Moules et Mordor

Des moules !!

Dimanche 24 Juillet

Tiens, ce matin, nous avons des nuages pour nous accueillir. Ce léger voilage de brumes se dissipera heureusement bien vite dans la journée, tandis que nous prenons la route pour Walvis Bay.

Petit campement

On commence par s’arrêter à Solitaire, une sorte de camping-ferme-excursions de tourisme-station d’essence (ils font tout en un par ici), pour mettre nos derniers dollars namibiens dans le ventre de la voiture (histoire d’arriver jusqu’à notre destination). Ca y est, nous sommes allégés de tous nos sous ! Surtout que l’ATM de Solitaire ne fonctionne pas (aurait-il été dévalisé par la flopée de touristes qui s’y arrête tous les jours ?).

L’avantage de Walvis Bay, des grosses villes namibiennes (même si pour nous, ça doit ressembler à une bourgade provinciale), c’est que leurs ATM fonctionnent ! Bon, par contre, en Namibie, ils n’aiment pas les Mastercards. C’est dommage, c’est celle qui a le plafond le plus élevé pour retirer de l’argent, mais heureusement, nous étions partis aussi avec une Visa ! De nouveau riches, nous faisons le plein de courses, d’essence et Nadou se dit sans doute que ce soir, elle dormira dans un endroit où les bêtes ne rôdent pas !

Walvis Bay

On traîne un peu dans cette ville dont le quadrillage fait forcément penser aux villes américaines. Les rues portent presque les mêmes noms : 1, 2, 3, 4, 5e avenue… etc. Pas beaucoup d’originalité pour le coup, hein ? On se rend vers la lagune, célèbre pour ses flamands roses, mais nous n’avons pas de chance. Les oiseaux sont vraiment au large, et nous distinguons une forme vague d’oiseau quand nous regardons aux jumelles.

Les maisons bordant la lagune affiche un style complètement différent. Elles sont colorées, souvent de style colonial, avec leur grande colonne. Il y a pas mal de guesthouse et d’hôtels car c’est LE quartier touristique de Walvis Bay cette lagune.

On sort de la ville pour prendre la direction de Swakopmund, avant de bifurquer vers le nord du Namib-Naukluft National Park.

Mais alors que nous étions tranquillement sur la route, Sam décide de s’arrêter pour dire bonjour à la mer. Il se trouve que cela se situe non loin d’un élevage de moules… Ni une, ni deux, l’aventurier se jette à l’eau pour en pêcher. Il veut en manger ce soir ! Bientôt, trois grosses poignées de moules (elles sont énormes) viennent rejoindre un sac plastique dans la voiture…

Après cet interlude, nous rejoignons enfin le nord du parc, célèbre pour ses paysages lunaires. Apparemment, pour s’arrêter et les prendre en photo, il faut un permis. Où acheter ce permis ? Là-bas, dans une agence touristique de la ville, qui est évidemment fermée le dimanche. Mmm… Bon, eh bien, on s’en passera aujourd’hui, il n’y a personne. Alors nous profitons du panorama digne de Mordor sous une lumière qui décline peu à peu.

Le Mordor de Namibie

Le parc est aussi célèbre pour ses plantes : les lychens et la Welwischa. Les lychens se parent de mille couleurs s’ils sont arrosés de quelques gouttes d’eau (échec de ce côté-là) et la Welwischa est une plante (pas très jolie) qui a une longévité extraordinaire : elle peut vivre plus de 2000 ans !

La fin d’après-midi est avancée, c’est l’heure de trouver un endroit où camper. Les garçons aimeraient se contenter du camping du parc national (en fait, c’est juste un endroit où poser la tente, c’est sans aucune installation et ça ne diffère guère du camping sauvage) mais nous, les filles, on insiste pour une douche chaude (qu’est-ce qu’on est casse-pieds hein ? :p Mais on a des restes de la sueur de Sossusvlei…).

Plus au nord, on trouvera un camping tenu par une famille allemande, pas cher, très agréable avec bois fourni ! On fait également le plein d’eau potable (pas négligeable) et on profitera d’une bonne douche chaude avant de se régaler des moules de Sam cuites au feu de bois.