Bushcamp au Kruger

Pauvre hyène !

Mercredi 10 Août

A 5 heures du matin, nous sommes déjà debout, et à 6H nous sommes parés pour les points d’eau !

Malheureusement, nous serons affreusement déçus ce matin : le calme règne dans la savane. Pas un animal, pas un oiseau si ce n’est peut-être notre premier guib sylvatique caché dans les fourrés…
Ferait-il trop froid, comme à Etosha ?

Pourtant une telle journée est rare au Kruger qui fourmille habituellement d’activités animalières…

Bon, au fur et à mesure de l’avancement de la journée, nous verrons quand même des hippopotames hors de l’eau (ce qui confirme peut-être la fraîcheur de la matinée !) et qui se met même à courir à une vitesse plutôt incroyable pour rejoindre son point d’eau. J’avais lu que oui, il ne fallait pas se fier à leur apparence de gros balourds, mais à tel point, on ne peut s’y attendre !

Buffles

Quelques buffles traversent la route, et nous verrons des girafes et des éléphants, qui eux, ont les défenses les plus impressionnantes de la région ! Deux lionnes trop lointaines ne retiendront pas notre attention (oui, on est un peu blasés des lionnes à 500 mètres cachées dans les herbes quand on en a vu à 2cm… !)

Grandes défenses

Le soir venu, nous nous enregistrons au camping Olifants qui n’est pas notre lieu de villégiature. Non, nous, ce soir, nous allons dans un petit bushcamp, très dur à avoir en réservation. Il paraît que ce sont des campings très sommaires, sans eau ni électricité, dans les vraies conditions pour observer et écouter les bruits de la faune sauvage. Il y a peu de places de campings, de ce fait, rien à voir avec les usines du Kruger en matière de camping.

Bon, le camping de Balule est minimaliste selon les brochures, tout ça tout ça… On s’attend plus ou moins à avoir un semblant de camping sauvage. Mais en fait, y’a tout le confort : eau chaude (et baignoire), du gaz pour faire à manger, toilettes… Ne manque que l’électricité mais vu toutes les lampes à alcool qui traînent, ce n’est pas la lumière qui manque…

Mais, à peine arrivés nous voyons tout de suite l’avantage de ce bushcamp : peu de places pour camper et toutes près des grilles. Et c’est bien impressionnant quand au loin on voit une énorme hyène rôder autour des grilles, autour de nos tentes, accompagnée de deux de ses petits, déjà de belle taille, mais on se rend bien compte qu’elle est bien plus jeune que l’autre (véritable monstre à côté !).

Jeune Hyène

Sam court après les hyènes qui pour s’en défaire font le tour des grilles encore et encore, ne voulant s’éloigner des potentielles odeurs de repas…
Pour notre part, on se couchera en entendant leur rire étrange accompagné des gloussements rauques de quelques hippopotames…