La Dikdik Drive

Choco...

Mardi 2 Août

Mmm… Si Sam et moi avons dormi comme des loirs, ce n’est pas le cas de Christophe qui aurait entendu des cris étranges, des bruits de pas autour de la tente toute la nuit. Sûrement une bête en train de rôder. Après tout, vu le trou impressionnant que l’on avait vu dans les grillages, les animaux peuvent entrer dans le camping comme ça leur chante !

On remballe les tentes après une douche chaude pour les filles, froide pour les garçons et nous prenons la route pour notre dernière journée au parc d’Etosha.

Comme on nous avait dit qu’on y avait vu des léopards la veille, nous nous postons au point d’eau de Chudob ce matin. Nous écrirons nos cartes postales en attendant de voir quelques animaux venir s’y abreuver. Mais pour nos yeux se déplaceront seulement une cinquantaine de zèbres et une hyène. Dépités, nous reprenons la route.

Hyène matinale

Un peu plus loin, Sam percutera un oiseau (qui était le modèle de Zazu dans le Roi Lion). Il s’arrêtera pour voir quels dégâts il a infligé au pauvre volatile. L’oiseau semble juste sonné. Sam le dépose dans l’herbe non loin pour lui éviter de se prendre une deuxième voiture. L’oiseau ne décolle toujours pas, enfin il a quand même pris un sacré coup sur la tête. On le laisse, nous repasserons voir un peu plus tard s’il ne s’est toujours pas envolé. Pour le coup, le calao a été baptisé Choco. Allez savoir pourquoi, car il n’est ni marron et n’aime pas non plus le chocolat !

Après deux heures infructueuses, nous nous en allons faire la Dikdik Drive, une route à travers les fourrés, pas très longue. Pour une fois, le tour porte bien son nom, car nous aurons la chance de voir une Damara Dikdik ! Il s’agit d’une toute petite minuscule antilope qui est très rare. Rare en nombre, et rare de l’observer car elle sait bien se cacher la coquine ! On la reconnaît grâce à sa houppette sur la tête que ne possède pas la Suni (autre toute petite antilope).

La Dikdik dans les fourrés

Nous faisons le tour des points d’eau. On aperçoit quelques éléphants, girafes, zèbres, grosses antilopes diverses et variées, ainsi qu’une famille de phacochères et des vautours. Toujours pas de léopard !

Un ptit verre avant de partir ?

Nous repartons, non sans faire un détour pour voir si notre ami Choco se remet de son choc… En tout cas, il n’est plus là… Donc… Soit il s’est envolé, soit il s’est fait manger ! L’histoire ne nous le dira pas ! Sam croit dur comme fer à sa potentielle guérison, laissons-le ainsi, histoire qu’il n’en ait pas trop sur la conscience !

Finalement, nous sortons du parc sans voir grand-chose de plus. Nous faisons un peu de route et atteignons la Bande de Caprivi, au Nord-Est de la Namibie.

Nous trouverons un camping perdu au milieu de nulle part aux allures de petite maison dans la prairie. Pas de voisin, le propriétaire laisse une boîte à disposition pour payer sa nuit. Il a laissé également du bois, que nous utilisons pour faire chauffer le ballon d’eau chaude de la douche et de la vaisselle. Camping royal s’il en est, éclairé aux bougies, mais tellement plus agréable que ce que nous avons vécu dans les campings du parc : enfin la paix, et pas de tente voisine à moins de dix pas !