L’accueil à la sud-africaine

Solution de secours

Dimanche 7 Août

Comme le dirait la chanson : nous étions sur la route toute la sainte journée !

Ceci dit, nous tentons de faire un détour pour visiter le Rhino Sanctuary, un parc national donc, qui protège farouchement ses rhinocéros. Malheureusement, nous apprenons sur place qu’il est impossible d’arpenter les pistes de ce parc avec un véhicule de tourisme et qu’il faut absolument un 4×4 ! Comme le louer n’est pas vraiment dans notre budget, nous abandonnons notre escapade…

C’est bien ça le hic au Botswana ! Ce pays propose des lieux merveilleux, mais… il faut avoir absolument un 4×4, ce qui confirme ce que nous avions entendu : le Botswana se tourne définitivement vers le tourisme de luxe…

Nous reprenons la route et disons adieu à ce pays où nous ne serons restés guère de temps pour dire bonjour de nouveau à l’Afrique du Sud !

Cette fois-ci, nous n’avons aucun problème pour passer la frontière (ouf !), à part que nous disons adieu à notre bois. Rien de grave à priori, si ce n’est qu’il va falloir recuisiner à partir de nos bouteilles de gaz !

La nuit va bientôt tomber et nous cherchons un camping. Selon les cartes, il n’y en a pas trop mal sur la route, mais l’affaire est plus ardue que nous ne pensions…

Le premier, l’entrée est complètement barricadée de barbelées ! Aucune sonnette, aucune personne en approche. Excusez-moi, mais… est-il bien ouvert ?
Le deuxième… La pancarte est bien en évidence, on voit des voitures au loin… Mais… impossible de rentrer : pas moins de six cadenas attachent des chaînes pour bien fermer le portail. On essaie de téléphoner aux numéros inscrits sur la pancarte, personne ne répond…

Un peu dépités, on essaie de trouver un endroit pour faire du camping sauvage. Là, également, c’est impossible : clôtures électrifiées des deux côtés de la route. On commence à se dire qu’il est fort probable que nous dormions dans la voiture ce soir…

En désespoir de cause, nous empruntons le chemin d’une lodge dont le portail est encore ouvert : la Marula Lodge. Sam va plaider notre cause : s’ils pouvaient nous prêter un bout de pelouse pour la nuit pour monter notre tente, ce serait vraiment sympa.

Bizarrement, si les campings n’ont pas l’air très accueillants comme ça… Les Sud-Africains sont vraiment très gentils. Du moins, le patron de Marula Lodge. Il nous prend en pitié, déclarant qu’il fait vraiment trop froid pour faire du camping, nous prêtera un cabanon, à l’œil, avec 4 lits, douche et WC, avec juste le pourboire du personnel à payer (soit 100 rands, soit moins cher qu’un camping pour 4 personnes). C’est vraiment royal, on ne s’attendait pas à tant !

On profite vraiment de ces matelas qui nous semblent vraiment une bénédiction des dieux, de manger à l’abri du vent, et de pouvoir faire un munchkin confortablement installés avant de s’endormir paisiblement…