Des volcans à foison

Et nous voici sous un temps changeant en route pour Landmannalaugar ! C’est une étrange remontée dans le temps. En effet, nous reprenons les mêmes pistes qu’il y a onze ans, et les souvenirs se superposent au présent, se mélangeant et jouant aux différences. De même, le temps dramatique donne un tout autre éclairage car à l’époque, nous avions eu grand soleil.

Juste avant d’entrer dans le parc, nous nous arrêtons à la cascade de Sigoldufoss, au magnifique bleu. Je trouve incroyable comment la nature peut prendre des teintes différentes pour chaque élément, et c’est à chaque fois de toute beauté. Dame Nature est une artiste des plus accomplies et on ne peut que savourer ses oeuvres d’art, même les plus modestes.

En entrant dans le parc, le paysage change radicalement : les volcans sont en surpopulation ici et les coulées de lave s’en donnent également bon coeur.  La plupart ne sont actuellement pas actifs et la plupart se targue même d’un lac en leur coeur, faisant plaisir aux yeux de ces surprenantes couleurs. Magnifique !

Nous commençons par un petit arrêt au Bláhylur, dont le cratère n’a pas moins de 11 000 ans.

Nous poursuivons jusqu’au Ljótipollur, pas si loin que ça du premier mais qui n’a « que » 550 ans. On s’arrête pour en faire le tour complet malgré le vent qui ne cesse de hurler dans les oreilles. Mais, en Islande, si vous avez les bons vêtements, rien n’est impossible : un bon coupe-vent, des gants et un bonnet et c’est parti ! La terre rouge fait un merveilleux contraste avec le bleu-vert de son lac intérieur, et aux alentours, nous avons un panorama sublime sur la région volcanique. De plus, le soleil nous fait un petit coucou, éclairant la scène, la réchauffant et la magnifiant.

Bon, de retour de cette première balade, nous prenons le luxe de manger dans la cellule, car quelques gouttes de pluie nous rendent visite ! Il n’y a pas à dire, avoir une cellule, c’est vraiment du grand luxe en Islande ! Cela rend la visite de ce pays bien plus confortable !

Nous reprenons les pistes jusqu’à arriver au volcan Stútur qui n’a certes pas la taille de ses homologues, mais mérite d’avoir un cône quasi parfait, le rendant très photogénique. On peut de même y grimper pour faire le tour de son cratère. Il y a onze ans, Sam avait eu le regret de ne pouvoir grimper dessus, c’est chose faite à présent ! Il en profite même pour sortir le drône et on ne peut que saluer les performances de cette petite machine qui brave tous les vents pour prendre de magnifiques images !

Après toutes ces montées et descentes, nous arrivons au camping du Landmannalaugar. Le camping est payant pour à peu près tout, mais… ! On a le droit de profiter gratuitement de la rivière d’eau chaude qui s’écoule et forme même un gué à passer ! On s’y détendra, malgré le froid extérieur, car ici, l’eau chaude provient et des rivières, mais aussi du sol ! Parfois, la température peut être bouillante, et on choisit à peu de choses près notre température en se promenant à l’embouchure des deux rivières. Comme il y a onze ans, il y a toujours un avertissement comme quoi on peut attraper le « prurit du voyageur », mais à priori, nous en avons réchappé !

Malgré tout, le temps file, et il commence à pleuvoir. Qu’il est dur de sortir de l’eau chaude, mais ce n’est pas comme si on dormait ici ! Nous sortons du parc par les pistes, admirons les éclaircies et finalement, bien plus loin, nous nous poserons à côté de la cascade de Pjofafoss, bien fatigués de notre journée !

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