Falaises et macareux

Nous profitons de ce matin pour faire un peu l’entretien de Wall-E : on pose des rivets sous le capot, sur le côté… avec plus ou moins de réussite, on regonfle les pneus et même un petit nettoyage intérieur ! Voilà, Wall-E resplendit de nouveau (enfin, façon de parler !).

Nous revoici dans le sud, nous prenons la direction de Vik. Il y a de nouveau énormément de monde sur la route (oui, je dis bien LA route, la N1, celle qui fait le tour du pays). On croise un accrochage entre un automobiliste et un cycliste, tous deux touristes, arbitré par un policier islandais. Le pauvre, ça ne doit pas être simple, surtout si les deux baragouinent l’anglais plutôt que bien le parler….

A Vik, nous faisons le plein de victuailles au Kronan (on fera toutes les enseignes de supermarchés comme ça !). A côté de ce dernier, il y a le plus gros magasin d’Icewear Shop, où il reste un atelier de tricotage à la main. D’ailleurs, à l’intérieur, vous pouvez avoir quelques pulls où on apprend qui a tricoté ce modèle. Ceci dit, vous avez aussi les autres d’usines et tout un tas de souvenirs. Pas loin, on peut également nettoyer le 4×4, histoire d’enlever toute la boue des pistes !

Après ce petit tour d’intendance, nous passons par la petite église qui surplomb le village avant de partir voir les falaises pleines de macareux.

C’est un peu plus loin, on prend une piste toute cahoteuse avant d’arriver sur un parking bondé. Nous voyons les premiers panneaux avec articles de journaux à la clé mettant en garde contre les eaux traîtresses de l’océan. Reynisfjara, de son petit nom, est donc une plage de sable noir, surplombé par de grandes falaises de colonnes basaltiques où nichent macareux et autres volatiles. Par ailleurs, en s’y baladant, faites attention à vos têtes ! Les oiseaux font beaucoup d’allers et retours et se fichent pas mal de regarder en-dessous d’eux avant de se soulager. Autant dire que je ne suis pas sûre que de manger par ici était une si bonne idée que ça ! Le lieu est très fréquenté, et beaucoup de gens se fichent apparemment pas mal des avertissements en tournant le dos aux vagues pour se prendre en selfie. Et pourtant, elles sont bien comme on l’a dit : traîtresses ! Parfois, une énorme vague arrive soudainement. Gare à vous ! Vu la configuration de la plage, une fois emportés dans la mer, il est très difficile de revenir au sec !

Après ce petit tour, on reprend la route pour aller.. en face ! Cette fois-ci, nous grimpons par la route le sommet des falaises avant d’atteindre le parking de la réserve de Dyrhólaey. Là, on peut marcher sur des sentiers bétonnés pour observer les macareux de très près. La balade dans la réserve est très limitée car bon nombre de chemins sont fermés. Souvent à cause d’accidents touristiques multiples. L’activité étant telle que le terrain des falaises n’est plus stabilisé, la rare végétation étant très à mal, l’érosion fait son oeuvre : il y a des effondrements. Bien rester sur les chemins balisé est donc une nécessité.

Après ce petit tour (hey oui, comme nos itinéraires de balade se réduisent à cause des fermetures, on passe forcément moins de temps sur les lieux…), nous repartons en direction de Skógafoss. Il s’agit cette fois d’une cascade assez impressionnante car on peut facilement se rendre à pied dans l’anse de la chute et se faire mouiller. Un camping s’est même placé tout près. Il y a onze ans il était déjà présent, mais à chaque fois, c’est toujours un choc de constater à quel point ces lieux sont bondés comparés à avant. Le parking est devenu énorme et il y a masse de monde, forcément. Et forcément, après le petit goûter, on n’y reste pas très longtemps.

Nous poursuivons notre route vers l’Ouest et décidons d’aller voir l’ancienne piscine municipale de Seljavallalaug, nichée au creux d’une gorge. Vu le monde, on n’emmène pas les maillots de bain avec nous, mais profitons de la balade où il faut parfois se mouiller les pieds dans les ruisseaux qui jalonnent le chemin. Bon, les loulous sont déçus de ne pas pouvoir se baigner car au final, il y avait la place d’accueillir pas mal de monde malgré le nombre de personnes déjà dans l’eau, et l’eau était plus ou moins chaude suivant la température que l’on souhaitait. Mais bon !

La balade fait du bien et nous reprenons le véhicule pour faire la route jusqu’à Seljalandsfoss. Il s’agit d’une cascade où on peut prendre un petit chemin et passer derrière. Nous l’avions déjà faite il y a onze ans et on se dit que ce serait sympa pour les poussins. Et là, déception ! Déjà, le lieu n’a plus vraiment le charme d’avant : énorme route bitumée, parking énorme (plus grand que la cascade !) et tout près, et… payant ! Réveiller un des poussins (qui sera alors de mauvaise humeur) pour juste marcher deux minutes sur un sol glissant, on trouve que ça fait cher payer ! On l’observera de loin, tout en se remémorant nos souvenirs. On sait bien qu’il faut bien entretenir les installations, absorber le flux de touristes et tout, mais quand même. Le Sud paye cher sa popularité en un sens. Sinon, il y avait l’option de rester au camping et marcher jusqu’à pied pour aller voir la cascade, mais celui-ci n’est évidemment pas compris par la carte-camping.

Nous poussons en voiture jusqu’à Hella (camping card tout ça), bouclant notre tour du sud qui aura duré mine de rien une petite semaine.

Le camping est un énorme champ où se gare les véhicules en rang d’oignons. Pas de douche, et des jeunes qui décident de faire la fête, mais ça ira bien pour une nuit.

On espère retrouver le beau temps, à présent qu’on se dirige tout doucement vers l’ouest et le nord-ouest. Nous avons une dizaine de jours encore devant nous, mais voilà… on commence à compter en se disant qu’il ne va pas falloir chômer !

 

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