Des roches, de l’érosion et du charbon

Posted on 13 mars 20222 Comments

 

Bonjour,

On a visité une mine. On a fait deux explosions avec de la dynamite. Ca a fait un gros « boum ». Il y a du charbon qui est tombé. Il y avait aussi une pierre qui brillait.

On a visité des maisons abandonnées. On est allé dans le désert. On n’a pas pu le visiter à pied. On a cherché des fossiles.

J’ai aimé la visite de la mine.

 

 

Lundi, nous avons fait la balade des « hoodoos ». On y trouve des formations rocheuses, ou plutôt boueuses ! Car, quand on s’appuyait dessus, il y avait plein de boue !

Plus tard, nous avons fait une autre balade qui s’appelle la balade des maisons troglodytes. Comme le dit son nom, on y trouve des maisons dans la roche.

Mardi, nous sommes allés dans le désert de Bardenas. On y trouve des rochers qui prenaient de drôles de formes avec l’érosion.

Vendredi, nous avons visité une mine de charbon. On y minait du charbon en faisant exploser le plafond avec de la dynamite.

Samedi, nous avons fait une balade dans un canyon rouge. Nous avons grimpé la crête du canyon. Sur la crête, nous avons trouvé plein de fossiles.

 

 

 

Le temps passe si vite !

Entre une certaine routine quotidienne qui s’installe et en même temps, nombre de découvertes qui s’enchaînent, les journées défilent à toute vitesse !

L’Espagne est un pays riche de surprises ! Nous ne nous attendions pas à trouver autant de pistes, de possibilités de bivouacs ou des paysages de cet acabit, alors qu’on est juste à côté de la France !

Entre les hoodoos, le désert de Bardenas ou encore le canyon rouge, sans parler des pistes sur lesquelles nous roulons aux teintes roses et ocres, on ne peut s’empêcher de penser aux USA, à Capitol Reef, Zion et bien d’autres parcs nationaux américains !

 

 

Nous apprenons aussi par expérience que cette terre si joliment rouge peut devenir un sacré mélange de boue, glaise et colle dès que la pluie l’arrose ! Si au départ, lors de notre découverte des hoodoos, nous en étions ronchons, la deuxième fois, lors de notre vadrouille dans le canyon rouge, nous en riions ! D’ailleurs, je ne pensais pas que les hoodoos pouvaient être si meubles. Aux Etats-Unis, cela m’avait semblé être une roche sacrément dure. Ici, on se rend bien compte que la pluie la rend coulante et qu’elle s’évase au fur et à mesure des précipitations. Le terrain est un bon endroit pour à la fois constater, apprécier et mesurer le travail de l’érosion naturelle.

 

 

Nous avons une semaine assez bonne au final pour le temps. Mieux que ce qui était prévu à la météo. On a pu ainsi grandement apprécié les maisons troglodytes d’Arguedas. Comme les fours étaient encore sur place, on s’apercevait que la vie dedans n’était pas si lointaine (les années 1960 en fait). Les enfants ont vraiment apprécié pouvoir s’y glisser, tels des petits lutins curieux d’un quotidien un peu mystérieux (à vrai dire, entre cette époque et celle de ma naissance, pour le petit, il n’y a pas trop de différences ! XD )

 

 

En plus, ces maisons ne sont pas très loin du désert du Bardenas. Nous avons pu enchaîner en douceur le lendemain et un peu crapahuter, même si parfois, nous avions la surprise de voir la route coupée. En effet, il y a tout un espace pour une zone militaire, dont un champ de tir. C’est assez spécial au milieu d’un parc naturel, mais on a déjà vu d’autres choses étranges comme des champs au sommet du canyon rouge.

Au moins, le désert est une chose très visuelle, et on peut le mettre en parallèle avec les formations de hoodoos, vu que les formes prises par les roches alentours sont elles-aussi le travail de l’érosion. Cela semble assez étrange de penser que peut-être, d’ici 20 ans, la forme la plus célèbre aura tout simplement changé de tête, que le champignon rocheux lui servant de chapeau aura probablement dégringolé pour de bon.

 

 

Enfin…

Après cette intercade sauvage, voici une visite un peu plus civilisée avec Saragosse et sa magnifique basilique. L’extérieur est déjà fantastique, mais l’intérieur est une grande merveille. Il y a à regarder partout. Même si, je l’avoue, les enfants et moi, on était très intéressés par les grandes étoiles au sol qui permettaient de chauffer tout le bâtiment (il ne faisait pas très beau ce jour-là). Et après la visite religieuse, nous avons pris notre bain de foule dans le marché couvert. Il était très vivant, et d’une netteté impeccable.

 

 

Mais bon, on préfère quand même les visites un peu plus sauvages, et nous partons bien vite retrouver nos pistes. Le temps sera malheureusement à la pluie, et pour pallier un peu la morosité ambiante, nous ferons une petite visite à la mine d’Escuchas. La région est très minière, et au final, lorsque les exploitations ont fermé, bon nombre des habitants sont partis. C’est malgré tout assez récent. Beaucoup d’adultes de la région avaient un père travaillant à la mine. Leur fermeture a complètement changé le terrain économique et la vie de ces petits villages.

En tout cas, la visite de la mine a beaucoup intéressé les enfants. Nous avons eu la chance d’avoir une guide qui parlait un petit peu le français. Mais à entendre parler ainsi espagnol, on pouvait attraper un ou deux mots à l’oreille. Le reste allait un peu trop vite pour moi ! Et je n’ai jamais été une flèche pour parler à l’oral… Mais bon, malgré ça, le fait d’avoir le casque et une lampe dessus, de descendre par wagon dans les tréfonds de la mine, voir les mannequins habillés comme à l’époque et simuler les explosions pour le charbon, c’était très visuel et frappant pour les enfants !

 

 

En reprenant la route, un peu par hasard, nous tombons dans une région riche en fossile de dinosaures ! Il y a pas mal d’empreintes dans le secteur, et beaucoup de reconstitution, que ce soit de dinosaures ou de faune préhistorique qui vivait dans le coin. D’ailleurs, cette propension aux fossiles, nous la retrouverons un peu plus loin dans le red canyon de Teruel. Si ce sont d’abord ls vautours qui ont attiré notre œil, bientôt, ils sont rivés sur le sol pour chercher des petites ammonites, parfois avec l’empreinte dans la roche associée !

 

 

Mais comme je vous le disais plus tôt, le sol était particulièrement boueux et notre voisine de bivouac s’était embourbée alors que nous étions partis nous balader. Notre fabuleux Wall-E a ainsi pu réussir son premier sauvetage sans encombre ! Ce fut aussi l’occasion de bavarder et d’échanger sous le soleil, avant que chacun ne reprenne la route.

Le soleil nous a gratifié d’un jour supplémentaire en ce beau dimanche et nous avons pu alors profiter des nombreuses pistes espagnoles, parcourant ce beau pays qui recèle de ces couleurs jaunes, ocres, roses et rouges, donnant déjà un aspect tellement plus ensoleillé à notre belle planète !

 

 

2 Thoughts on “Des roches, de l’érosion et du charbon

  1. Quelque part il y a peut-être des grottes et des peintures rupestres puisque les hommes préhistoriques utilisaient l’ocre, le rouge et autres couleurs que leurs offrait la terre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

AlphaOmega Captcha Ecologica  –  What Do You See?